Nexus six

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The walking dead

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Une petite zombie qui divague en pantoufles et robe de chambre et qui ramasse un ourson en peluche, pour être finalement et à contre âme abattu par un shérif adjoint à la recherche de son fils et de sa femme. Un shérif qui, une fois remis de son coma et armé jusqu’aux dents, reviendra sur ses pas, pour abréger les souffrances d’une femme-tronc condamnée à ramper dans un parc. Un hôpital déserté, la morgue qu’on ne doit ouvrir sous aucun pretexte, une autre à ciel ouvert et à perte de vues témoin d’une guerre acharnée et perdue. Un homme qui, toutes les nuits sur le palier de sa maison, reçoit la visite de sa défunte femme et qui, le jour, dans sa lunette de fusil, ne peut se résoudre à l’abattre. Car le regard perdu de ladite épouse cherche encore à l’atteindre. Une autoroute témoin d’une tentative de fuite désespérée qui a échoué. Atlanta en perspective, dévastée et promise à une armée de morts affamés.
Tout ce que vous avez espéré voir un jour dans un film de zombies qui n’avait pas encore été montré, bien souvent en raison d’un espace-temps plus restreint (les quasi huits-clos de Romero) ou faute à une très grande vitesse (les cinéastes geeks), pourrait bientôt apparaître sur vos écrans grâce à une série. A vrai dire, la série la plus prometteuse et la plus ambitieuse, donc la plus excitante, depuis… Battlestar Galactica. A en juger par l’admirable pilote de The Walking dead, il semble assuré que la série n’a pas vu le jour pour dégommer des zombies, mais bien au contraire pour traiter les « morts » et leurs survivants avec un respect exemplaire et un bel humanisme. En prenant son temps. Un temps précieux pour s’attacher aux personnages, aux ruines de la civilisation, et bien-sûr à l’Apocalypse.

A suivre…

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Survival of the dead

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Une île au large du Delaware. Deux clans d’autochtones qui, avant la contamination et l’invasion zombiesque, n’avaient pas la même vision de la vie et qui, après, divergent sur la façon de traiter leurs morts (les premiers les éradiquent, les seconds les attachent à leurs anciennes habitudes). Un petit groupe sympa composé d’ex-militaires réchappés de Diary of the dead et un ado qui débarquent sur cette île dans l’espoir d’y trouver calme et verdure. Et pour la fille du lot d’y trouver chaussures à ses pieds. Ou plus exactement caresses féminines à son sexe victime d’une trop grande solitude. La faiblesse scénaristique et visuelle du dernier né de Romero ne serait être suffisante et grave pour entacher notre indéfectible intérêt pour ses propos apocalyptiques sur l’humanité, ni notre éternelle affection pour ses zombies, fussent-ils de moins en moins morts et de plus en plus vivants. Donc de plus en plus voraces et humains, ceci n’étant pas aux yeux de Romero un gage ou un indice de qualité et d’intelligence. Si comme à son habitude le cinéaste conclut l’aventure de ses héros survivants sur une échappée, l’image finale montre un duel zombiesque qui saisit par son pessimisme sur l’évolution des morts-vivants : un con zombifié reste un con. Mieux, deux cons zombifiés perpetueront à l’infini une violence sans vainqueur, ni issue. Et quand il n’y aura plus de vivants à bouffer sur Terre, ou tout du moins accessibles, gageons que dans son opus suivant, Romero concluera son film sur des repas inter- zombies. Une évolution qui ne plaira pas à nos vieux amis Bub et Big Daddy.

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Diary of the dead

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diaryd1_modifié-2Plus Romero prend les rides de ses zombies, moins il s’attache aux vivants, moins il accorde crédit à ses personnages et acteurs parlants, plus il fait la place belle aux morts-vivants. Des morts revenus une nouvelle fois pour asséner à ses contemporains des vérités bien senties, mais aussi, quand ils ne sont pas (pré)occupés à leur foutre la trouille et à les dévorer, pour harmoniser et poétiser un monde qui a perdu beaucoup de son harmonie et de sa poésie. De son insouciance et de sa légereté. Hurlée par le cinéaste dès 68, la bêtise du genre humain, vécue et transmise ici via le rôle prédominant des médias bruts engendrés ou propagés par internet (où il est dit notamment qu’il vaut mieux filmer que prêter assistance à son prochain, que l’évenement n’a pas existé s’il n’a pas été filmé), conduira ses derniers représentants à se calfeutrer dans un réduit fortifié (une cave, voire une caverne, améliorée) encombré de vidéo-surveillances et du dernier cri technologique comme uniques moyens d’accéder à autrui et au monde (et au passage comme moyens de perdre son intimité), mais où l’on préferera jouer à la Nintendo plutôt que de rendre hommage à l’immense bibliothèque d’à côté, se soustrayant ainsi au génie humain. Où il ne viendra plus à l’idée de personne, sauf d’une blonde, de prendre la poudre d’escampette. Mine de rien, le moins spectaculaire et le moins excitant des films de zombies de son auteur (faute au concept même de cinéma-vérité donné au film et à la mise en scène) est sans doute aussi son plus radical.

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Que l’aube soit belle

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Autre fameux exemple de confinement et de régression au cinéma : le Dawn of the dead de Romero. L’évolution à l’envers est ici incarnée par les morts-vivants. Mais menace tout autant les survivants. Ici, le rôle du monolithe contraire est échu à un centre commercial géant. Comme dans le Shining de Kubrick, la civilisation tourne en rond. L’unique salut : l’échappée finale pour un autre part, fusse-t-il paradisiaque.

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Planète terreur

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« Plus facile d’accès », la sexy unijambiste de Planète terreur ne l’entend pas ainsi. C’est le clou du spectacle concocté par le co-auteur de Sin City. Dans le monde merveilleux de Tarantino et Rodriguez, les filles prennent les choses en mains. De bien belle manière. Un pieu par ci, une seringue par là. A coups de mitrailleuse lourde en guise de finition. Au tour des mecs d’être méchamment pénétrés par ces donzelles, comme un air de revanche pour celles qui jusque-là, notamment dans les films pop corn auxquels Grindhouse rend hommage, n’ont cessé de jouer les godiches pénétrées de toutes les façons (im)possibles et (in)imaginables. Les filles, désormais, ne s’épanouissent plus dans le maniement de leur popotin, ou la préciosité de leur doigté, ni dans l’éloquence de leur hurlement ou leur sensationnel pare-choc, elles se réalisent dorénavant dans le planter de bâton (en l’occurence une jambe de bois affutée au contact d’un sagouin, QT himself) et le maniement d’armes de destruction chirurgicale ou massive.
En même temps, ce Planet terror ne renonce pas à être un méga fantasme de mecs : de jolies pépées (mêmes amputées, mêmes édentées) en mini-shorts ou mini-jupes, des pieds féminins qui rencontrent des entre-jambes féminines, des gogo girls, des docteresses fantasma-goriques adeptes de la médecine douce, des zombies à dégommer en évitant les retombées sanguignolantes et purulantes (un détail novateur qui a son importance), des blobs de malfaisants en tous genres.
Davantage qu’un zombie movie, un manifeste de libération de la femme qui apporte un précieux plus au bonheur des hommes.

Land of the dead

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L’ouverture de Land of the dead relève de la poésie. Dans un jardin anglais joliment apocalyptique, des zombies déambulent, d’autres, en concert, s’essaient à la musique de chambre, les premiers semblant apprécier les tentatives artistiques des seconds.
Avec son quatrième opus consacré aux morts-vivants, Romero n’a cependant pas perdu sa verve gore et contestataire. Assurément, le héros principal du film, à défaut d’être le personnage principal, n’est ni Riley ni Slack (Asia Argento, qui, au passage, aurait mérité un rôle plus étoffé) mais sans conteste ce pompiste révolutionnaire, le bien surnommé Big Daddy, prolongement de Bub, sujet d’expérience du Dr Frankenstein dans Day. Big Daddy, parce qu’il est le leader de ces êtres revenus à la vie tout en ayant perdu l’essentiel, la conscience d’être vivant, celui qui va les aider à réacquérir cette conscience.
Les zombies de Land sont en quête de leur âme perdue, leur attirance pour les « fleurs célestes » (les fusées éclairantes destinées à faire diversion) en est la plus belle manifestation. Big Daddy, lui, ne les voit déjà plus, tout occupé à défendre son territoire et à défendre les siens. Big Daddy n’est plus distrait par les chimères, il entend faire évoluer son espèce, au besoin en mettant un M 16 dans les mains d’une de ses congénères pour abattre un soldat. Les zombies ne s’attardent déjà plus sur leurs victimes et leur consommation.
Dans Land of the dead, les vivants, eux, ne sont plus que l’ombre d’eux mêmes. Romero le souligne dans de très beaux, et souvent très horrifiques, jeux d’ombres, la photo expressionniste du film renforçant son propos. Car les vivants ne sont plus que des survivants, reclus dans une cité fortifiée (qui a néanmoins oublié que les zombies étaient waterproof) ayant repris le défaut des cités d’avant, la co-existence d’une ville haute et d’une ville basse (plus que l’hommage du réalisateur au Metropolis de Lang, la vision du réalisateur de la société américaine), où le spectacle favori des hommes se déroule à nouveau dans une arène, les morts-vivants ayant remplacé les lions, les putes insoumises les chrétiens.
A l’image de Big Daddy que l’on voit s’éloigner à la fin du film, épargné par Riley, les films de Romero, depuis Dawn, se terminent par une belle échappée, et celle de Land of the dead (celle d’un zombie donc) est indéniablement la plus marquante.

L’armée des morts

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A l’image de son intro, le film de Snyder n’a pas le même tempo que le film de Romero. Plus vivaces, plus difficiles à esquiver, ses zombies ont également une vision plus affutée. Pour autant, la conscience et le sens social donné par Romero à ses zombies métaphoriques font défaut à ceux de Snyder. Autrement dit, les zombies originaux avaient davantage à dire. Sur ce qu’ils étaient avant de déambuler le vague à l’âme. Sur les vivants qui leur avaient survécu. Sur l’humanité. Les zombies nouveaux ont désormais la rage : leur message en est d’autant plus réduit.
Ce qui n’empeche pas le spectacle de donner froid dans le dos et dans le cerveau du spectateur. Voir une fillette sauter à la gorge de son père, une jeune femme qui divague nue sur le bord d’une route, une morte-vivante qui met au monde un nouveau-né déjà zombifié et aussitôt exécuté.

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« Jim, avec notre amour infini, nous te laissons dormir. Maintenant, nous allons dormir avec toi. Ne te réveille pas. »
Et il se réveilla…

28 semaines plus tard

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Grande-Bretagne, année zero.
28 semaines plus tard, l’infection a été stoppée. L’armée américaine sous commandement de l’Otan veille à l’épuration et à la reconstruction de Londres après avoir veillé à l’élimination des contaminés, quasiment toute la population britannique. Les rares survivants ont élu domicile dans un quartier haute sécurité, bénéficiant de la protection et de la surveillance rapprochée des commandos US, la seconde mission devant l’emporter sur la première. La guerre est officiellement gagnée. Le film parle de l’après-guerre et de l’incapacité à gérer la paix, la découverte d’un vaccin, seul capable de mettre définitivement fin à la menace, n’étant pas vue comme une priorité par les nouvelles autorités. Les moyens ne seront jamais suffisants pour enrayer la cause. La paix ne peut et ne doit être gérée par les militaires. Le général américain ne parle que de code rouge, synonyme d’éradication. L’abandon du tir sélectif par les snipers, climax spectaculaire et narratif du film (la cible en trop), sera le prélude à la vieille tradition US du napalm, avant la finition au gaz puis aux lances-flammes.
A la réalisation, Juan Carlos Fresnadillo succède à Danny Boyle. Rappelant celle de Tsui Hark pour Time and Tide, elle embarque le spectateur dans un grand huit, alternant vitesse vertigineuse et chaotique, phénoménales accélérations et brutales décélérations, violentes secousses et moment d’ivresse (le frère et la soeur traversant la ville déserte).
Si la mise en scène s’impose comme le tour de force du film, le coeur du réacteur est ailleurs. Il est dans le regard extra-terrestre de la jeune Tammy, azuré et immense, véritable océan dans lequel plonge et se perd le spectateur, inquiétant et captivant, attirant et dangereux. Un regard émouvant à ce qu’il reflète la détermination de l’héroïne à protéger son petit frère. A tout prix. Un regard qui, à la fin du film, lors de la séquence du stade, finit par devenir translucide.

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Shaun of the dead

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En chaque vivant britannique, sommeille un zombie. Démarche zombiesque après un réveil difficile, imitation grandiloquente et tordante, prostrations et vagues à l’âme, râles zombiesques dans un interphone, vivants déjà morts (les clients et le patron d’un pub, les clients et les caissières d’un supermarché, les jeunes dans la rue, les passagers d’un bus). Alors que l’invasion a déjà commencé, dans le pays, autour de lui, Shaun mettra longtemps à voir la différence. Les zombies de sa majesté sont plus sympas et plus drôles que les zombies yankees. Et lorsque le zombie apparaît, le britannique se libère, s’affranchit des règles de conduite (t’es conscient que c’est limité à 30 ?) sans toutefois oublier ses bonnes vieilles manières : il n’oublie pas le tea time ; il s’arrête après avoir renversé un piéton (déjà mort, Dieu soit loué).

Tu viens faire quoi ? Te mettre à l’abri. On l’était avant ton arrivée. Tu crois çà ? Ils étaient deux avant. Ils sont combien maintenant ?

L’anglais est toujours princier avec les dames, mais ses plans sont toujours foireux. Pour un anglais en proie à l’invasion, il n’y a pas d’autre refuge possible que son lieu de consommation fétiche, son pub favori, « un lieu sûr et familier » : pour connaître les issues et pouvoir fumer. Le plan de Shaun ne fera pas long feu (sa petite copine ne manquera pas d’être étonnée à l’annonce d’un plan) car le mort-vivant n’oublie pas également ses vieilles habitudes :

Je m’assure que la voie est libre. Elle est libre ? Non. Combien ? Plein.

Mais l’anglais n’a jamais dit son dernier mot, l’anglais est sournois et rusé, davantage que le yankee qui abuse des armes de destruction massive pour venir à bout des envahisseurs encerclant son lieu de consommation préféré (un centre commercial géant). L’anglais préfère user de la queue de billard sur du Queen que déployer le fusil d’assaut sur des Goblins. Avant de se lancer, l’anglais ne peut s’empêcher de répéter :

On secoue les bras. On s’assouplit. Observez bien le mouvement. Ils clopinent comme des somnambules. Le regard est triste, un peu tristounet. Comme l’ivrogne hébété. On essaie, Liz. Bien, surtout la voix. Excellent, Barbara (Pardon, j’étais ailleurs). Tu es mort et tu detestes çà. Bien mieux. (Je le ferai à la première). (C’est la première). (C’est quoi çà ?) (Vas-y ! Qui t’a nommé roi des zombies ?) (Mortel). Tous ensemble : Un, deux, trois …

L’anglais peut être pacifiste et ne pas vouloir prendre les armes pour bouter le zombie de son pub, mais il est prêt à tuer la mère d’un rival pour régler une vieille rancune amoureuse :

Elle reviendra. (Elle va changer). C’est ma mère. (C’est un zombie). Dis pas çà. Touche pas à maman.

L’anglaise ferait n’importe quoi par amour, elle perdrait son bon sens pour récuperer son fiancé aux zombies l’ayant déchiqueté : j’arrive, David.

L’anglais est également fidèle à ses amis, qu’ils soient morts ou vivants, ou les deux ; l’anglais ne renonce jamais à une belle amitié : Shaun sera toujours aux côtés d’Ed, et jouera toujours avec lui aux jeux vidéos.

Montre moi quel zombie tu fais, je te dirais qui tu es.

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Evil dead 2

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En s’attaquant à la mort diabolique première du nom, l’artisan Sam Raimi avait l’ambition du débutant : attirer l’attention en fichant les chocottes. Mission réussie, sans pour autant verser dans le malsain. La star du film : un monstre invisible véhiculé par une caméra complétement dingo. En réalisant sa soi-disante suite (en réalité plus proche du remake), le désormais génial réalisateur avait un tout autre objectif et son ambition était toute autre : offrir un film inouï, créer un objet filmique et volant non identifié. Pour dégraisser l’histoire, Raimi recentrait l’action autour d’un couple, puis très vite autour du seul survivant, Ash, interprété par un Bruce Campbell véritable cartoon vivant. Ash qui est une nouvelle fois aux prises avec le démon-caméra. Ash aux prises également avec une main (la sienne) qui lui joue des tours, qui lui fait un doigt, qui prend la tangente. Ash luttant contre son reflet dans un miroir. Ash nargué et moqué par le mobilier de la cabane. Ash étant tour à tour Tom et Jerry. Et si après une demi-heure de pellicule, Raimi réintroduit de la matière, à savoir des figurants, ce n’est pas seulement pour fournir de la chair à démon, c’est surtout pour mieux martyriser Ash. Ash confronté à la fille des propriétaires du chalet, à son petit copain et à leur porteur. Ash jeté maladroitement dans la cave et qui va se frotter à sa locataire, une grosse mémère toute pourrie. Ash maximisé en lutte finale contre un démon arboricole dégoûtant (l’ex-caméra). Ash finalement aspiré dans un vortex temporel le conduisant à devenir un héros médiéval.
Dans et avec Evil dead 2, Raimi réinvente le cinéma en un regard halluciné et hallucinant, fantasmagorique et délirant.
Avec Evil dead 2, Raimi nous invite à un Tex Avery live, au pays de Cocteau (dans le royaume de la Bête) et de Ray Harryhausen (au pays de Jason).
Dans et avec Evil dead 2, Raimi réinvente le soleil, le ciel, les nuages, la nuit, la lune, le brouillard, les couleurs, les arbres, les cabanes, les ponts, les routes, les corps, les lampes, les miroirs, anime l’inanimé, redonne une seconde vie aux morts, aux cadavres sans tête, aux cerfs empaillés, aux mains amputées.
Dans Evil dead 2, Raimi est tout puissant.

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Le jour des morts-vivants

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Ce n’est pas un secret, Romero aime ses zombies. Il les chouchoute. Davantage que les vivants. Bref, il leur donne le beau rôle. Le premier zombie de Day of the dead fait froid dans le dos. Mâchoire en moins, il ne peut pourtant plus mordre. Filmé en contre-plongée, il est l’avant-garde d’une armée de morts-vivants répondant à l’appel d’une équipe d’exploration. L’équipe en question (une scientifique, son petit copain soldat trop fragile, un pilote d’hélicoptère désabusé, un poivrot) va vite renoncer. Les morts-vivants sont partout. Les survivants nulle part. Les caïmans sont dans la ville, en paix avec les cadavres ambulants. Ce sont les séquences les plus impressionnantes filmées par le plus grand théoricien de l’apocalypse.
Bub, le zombie « domestiqué » de Day of the dead, est quant à lui l’âme et la raison d’être du film de Romero. Davantage que sa figure emblématique, l’un des plus beaux personnages du cinéma. Rien que çà. Car Bub, tout monstrueux qu’il puisse paraître, a une lueur magnifique dans le regard, celle d’un enfant qui s’éveille à la vie, celle d’un chien qui, en apprenant, veut contenter son maître. Bub se rappelle qu’il fut autrefois autre chose qu’un monstre abruti et maladroit. Quelqu’un qui savait lire, qui aimait la musique, qui savait saluer. Mais aussi qui savait manipuler une arme, et s’en servir.
Bub annonce le zombie pompiste et révolutionnaire de Land of the dead, l’opus suivant de Romero. Il préfigure son esprit de rebellion. Contre le massacre des siens pour Big Daddy, contre le chef militaire pour Bub, contre leur nature pour les deux. Bub qui ne va pas se nourrir des entrailles du chef des militaires, laissant cette tâche à ses congénères. Il ne s’abaisse pas à çà. Bub qui tend au cadavre de son ancien maître la chaîne dont il vient de se libérer, avant de se rappeler la colère et le désir de vengeance. Bub qui vient de concevoir la mort. Et donc la vie.
Bien-sûr, il y a aussi une femme dans Day of the dead. Cette femme-là n’est pas là pour figurer et crier. Cette femme-là prend les armes. Pour pouvoir fuir les zombies , mais aussi pour lutter contre l’oppresseur, la faction militaire qui avec elle et d’autres scientifiques occupe le dernier refuge de l’humanité : un silot à missiles.

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Bub

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