Nexus six

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Les cavaliers de John Ford

Classé dans : Cinéma, poésie, western — Rom @ .

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A quoi songeaient les deux cavaliers

La nuit était fort noire et la forêt très-sombre.
Hermann à mes côtés me paraissait une ombre.
Nos chevaux galopaient. A la garde de Dieu !
Les nuages du ciel ressemblaient à des marbres.
Les étoiles volaient dans les branches des arbres
Comme un essaim d’oiseaux de feu.

Je suis plein de regrets. Brisé par la souffrance,
L’esprit profond d’Hermann est vide d’espérance.
Je suis plein de regrets. O mes amours, dormez !
Or, tout en traversant ces solitudes vertes,
Hermann me dit : «Je songe aux tombes entr’ouvertes ;»
Et je lui dis : «Je pense aux tombeaux refermés.»

Lui regarde en avant : je regarde en arrière,
Nos chevaux galopaient à travers la clairière ;
Le vent nous apportait de lointains angelus; dit :
«Je songe à ceux que l’existence afflige,
A ceux qui sont, à ceux qui vivent. — Moi, lui dis-je,
Je pense à ceux qui ne sont plus !»

Les fontaines chantaient. Que disaient les fontaines ?
Les chênes murmuraient. Que murmuraient les chênes ?
Les buissons chuchotaient comme d’anciens amis.
Hermann me dit : «Jamais les vivants ne sommeillent.
En ce moment, des yeux pleurent, d’autres yeux veillent.»
Et je lui dis : «Hélas! d’autres sont endormis !»

Hermann reprit alors : «Le malheur, c’est la vie.
Les morts ne souffrent plus. Ils sont heureux ! j’envie
Leur fosse où l’herbe pousse, où s’effeuillent les bois.
Car la nuit les caresse avec ses douces flammes ;
Car le ciel rayonnant calme toutes les âmes
Dans tous les tombeaux à la fois !»

Et je lui dis : «Tais-toi ! respect au noir mystère !
Les morts gisent couchés sous nos pieds dans la terre.
Les morts, ce sont les coeurs qui t’aimaient autrefois
C’est ton ange expiré ! c’est ton père et ta mère !
Ne les attristons point par l’ironie amère.
Comme à travers un rêve ils entendent nos voix.»

Victor Hugo. John Ford aussi. Voir La charge héroïque et Les Cavaliers.

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Coulez mes larmes, dit John Ford…

Classé dans : Cinéma, western — Rom @ .

Quand John Ford filmait des pierres tombales, il savait de quoi il parlait, de sorte que le spectateur, à chaque fois, en a la chair de poule. Ford, sans doute mieux que personne, savait faire parler une tombe. Et ceux qui pleuraient sa ou son locataire. On le sait, Ford excellait à filmer les cavaliers et les paysages, mais la magnificence fordienne s’épanouissait et se révélait encore davantage à filmer des personnages causant à des sépultures. Chez Ford, les vivants continuent de parler aux morts et les morts continuent de conseiller et supporter les vivants. Impossible d’oublier John Wayne parlant à sa femme dans La charge héroïque. Et Ford de nous faire croire que l’épouse disparue l’écoute pour lui prodiguer les mêmes avis qu’autrefois. Les mêmes coups de pied au cul aussi.
Voir aussi, dans La conquête de l’ouest, l’aîné des Prescott se recueillant sur la tombe de sa mère avant de s’asseoir sur le perron de la maison familiale. L’espace et le temps d’une image magnifique, un fondu enchaîné le fait reposer contre la pierre tombale de sa mère. Chez Ford, les fondus enchaînés sont des espaces poétiques et mélancoliques destinés à exacerber l’intensité de la séquence précédente, à lui donner sa touche la plus éloquente, à en être le climax.
Monument Valley en est témoin, les paysages chéris par Ford allaient jusqu’à évoquer des pierres tombales, et il n’en faut pas plus pour prétendre que Ford en filmant ses décors fétiches filmait en réalité d’immenses cimetières, imperméables au temps qui passe. Les westerns de Ford, les plus imposants, ressemblent à des enterrements de 1ère classe et à de flamboyants mausolées. L’enterrement d’une vie de chevauchées fantastiques, de quêtes élégiaques et épiques. John Ford filme les derniers bisons et les derniers Cheyennes, les derniers pionniers et les derniers Comanches, les derniers déserts d’Amérique et ses dernières terres sauvages. Après la fureur et les larmes, filmer des tombes pour retrouver l’éternité. Des tombes immuables dans leur quiétude pour une éternité souveraine jamais muette. A une exception près : l’ombre du chef comanche Scar qui, dans La prisonnière du désert, envahit la tombe où s’est réfugiée la petite Debbie. Avant de devenir sa captive.
La conquête de l’ouest selon John Ford passait forcément par les cimetières, théatre de ses plus belles pauses et exceptionnellement de ses plus grandes frayeurs.

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Gonzo girl

Classé dans : Actrices, gogo girls — Rom @ .

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The Magnificent Ferengis

Classé dans : Séries, science-fiction — Rom @ .

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Dabo girl

Classé dans : Séries, gogo girls, science-fiction — Rom @ .

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Classé dans : Séries, science-fiction — Rom @ .

Zek : Ah te voilà, mon petit. J’ai quelque chose pour toi.
Quark : Pas si vite Zek. Il faut qu’on parle.
Moogie : Je savais que t’allais faire des difficultés.
Zek : J’ai pris ma décision. Prends-en ton partie, Quark. Tes lamentations et tes pleurnicheries
n’y changeront rien.
Quark : Je refuse d’être complice de ce que vous êtes en train de faire d’un pays autrefois noble et fière.
Cette fois, vous avez dépassé la mesure. Si vous voulez de moi comme Nagus, faudra me laisser faire les choses à ma
manière
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Moogie : Qui veut de toi comme Nagus ?
Zek : Ecartes-toi de mon chemin, Quark. Toutes mes félicitations, Rom. Je sais que tu feras un parfait Nagus.
Rom : Qui çà, moi ?
Zek : Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu semblais tellement heureux quand je te l’ai annoncé.
Rom : Ah oui ?
Quark : C’était moi.
Zek : Toi ?! Oh, je croyais avoir parlé à Rom. C’est sûrement du aux interférences. Je suis content que nous ayons
réglé ce détail
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Quark : C’est insensé. Vous voulez vraiment de Rom comme nouveau Nagus. C’est un idiot.
Moogie : Tu as toujours sous-estimé ton frère.
Zek : Une nouvelle Ferenginar a besoin d’un nouveau genre de Nagus. Un Nagus plus gentil, plus généreux.
Ce sera toi, mon petit. C’est une immense responsabilité que d’être aux commandes du vaisseau amiral de l’Etat
Ferengi. Un Nagus doit savoir naviguer sur les eaux troubles du grand continuum matériel, en évitant les brisons
de la fatigue, recherchant les vents forts de la prospérité.
Rom : Je ferais du mieux que je pourrais.
Brunt : Puis-je être le premier à vous adresser mes sincères félicitations ?
Quark : Très bien. Vous voulez Rom ? Prenez-le ! Il sera parfait pour ce nouveau paradis des travailleurs.
Il adorera sauver l’environnement et percevoir tous les impôts qu’il voudra.
Zek : On dirait qu’il ne le prend pas très bien.
Quark : Pour tout vous dire, dorénavant en ce qui me concerne, la Ferenginar que je connaissais a cessé d’exister.
Non, je retire ces paroles. Elle continuera d’exister. Ici, au coeur de ce bar. Cet établissement représentera le
dernier bastion de ce qui avait fait la grandeur des Ferengis. La soif inexorable de profits !
Broik, coupe les alcools. M’Pella, truque la table de dabo
Zek : Tu es sûre qu’on a choisi le bon frère ?
Moogie : Viens, mon chéri. Risa nous attend.
Zek : Bonne chance, fiston. Tu vas en avoir besoin.
Moogie : En route Zekkie !

Star Trek : Deep Space Nine, Les chiens de guerre.

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Classé dans : Séries, science-fiction — Rom @ .

Ils me gardent pour leur cérémonie de victoire.
7h00 : discours de Dukat. 8h30 : gâteaux et raktajino.
8h45 : exécution du Ferengi.

Rom, Star Trek : Deep Space Nine, Le sacrifice des anges.

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Classé dans : Japon, poésie — Rom @ .

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Classé dans : Séries — Rom @ .

Tiens çà c’est pour la douleur…

Jack Bauer.

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Classé dans : Cinéma — Rom @ .

Blas : La Reine a dit de tout prendre ! Tout !
Don Salluste : Moi, j’ai rien pris… Qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire…

La folie des grandeurs.

Classé dans : Séries — Rom @ .

Pour la première fois, il y avait en moi des sentiments confus. Mon cheval l’avait-il compris ? Son galop était une danse joyeuse qui me fit sourire à nouveau. Et le sourire m’a rendu ma vérité…

Rocambole.

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Classé dans : Cinéma — Rom @ .

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Kill Jason Bourne

Classé dans : Cinéma — Rom @ .

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L’élément liquide, omniprésent dans la trilogie consacrée à la peau de Jason Bourne, colle à la quête identitaire du personnage et à sa mémoire en marmelade comme la mise en scène colle à son cerveau-ordinateur. De son corps flottant sur une mer déchaînée au début du premier volet, Jason Bourne, à la fin du dernier, coule en position foetale dans la mer matricielle et calme de Manhattan pour, en guise de renaissance, se réveiller et vouloir retrouver la surface. L’ex-assassin, précédemment endurci et lobotomisé dans les baignoires de la CIA, aura perdu puis réacquis sa mémoire, et sa conscience au passage, au contact d’une eau multi-formes et multi-expériences, traumatiques et/ou salvatrices.
La mise en scène des deux derniers Bourne, en aucun cas gratuite, renferme et dégage au contraire une énergie et une densité dramatique de chaque instant qui se met au diapason de la mémoire en charpie du héros ainsi que des capacités hors du commun de son corps et de son cerveau. Forme d’expression ultime, donc vertigineuse, la réalisation de Paul Greengrass revêt une dimension physique et neurologique relevant d’une épure. Non d’une bouillie sans âme. Une épure dressée par une caméra à la fois experte et fiévreuse. Une épure tantôt géométrique, tantôt fragile, épousant aussi bien la vitesse d’analyse et d’exécution des personnages que leurs confusions et leurs incertitudes. Les mouvements de caméra quasi incessants trouvent leur raison d’être non dans une concession mercantile à la “culture” pub mais dans les équations et les impulsions électriques d’un monde-cerveau sans cesse en état d’alerte et en mode résolution. Echouant parfois en mode échec et en messages d’erreur quand Bourne, souffrant de migraines, essaie en vain de récupérer des données effacées. Un monde où l’oeil-caméra, toujours à l’affût, ne se repose qu’à de rares et poignantes occasions. Une expérience pour le spectateur forcément éprouvante mais davantage sensationnelle. Il y a une beauté urgente et sauvage dans la sécheresse et la fulgurance des corps à corps ou des gunfights, une forme de beauté surréaliste dans les courses poursuites démentielles. Jason Bourne, héros moderne par excellence campé par un sidérant Matt Damon, incarne cette beauté convulsive quasi toute puissante. Mais une puissance qui n’a pas oublié la douleur, une beauté en deuil qui n’aurait pas oublié sa pertinence. Où l’action et l’intime ne s’excluent pas l’un l’autre. Où l’action la plus spectaculaire peut accoucher d’une séquence suspendue belle à couper le souffle, un bouche à bouche et un baiser aquatique en apesanteur, une jeune endormie confiée à l’éternité sereine d’une rivière, une voix tremblante qui ne veut pas mourir, un ex-assassin qui, dans un face à face terrassant, revendique deux morts pour mieux tuer le fantôme Jason Bourne et pour libérer une autre mémoire fracassée, une larme qui finit par couler sur la joue d’une jolie slave au regard triste.

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Pierrot le fou

Classé dans : Cinéma — Rom @ .

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Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.

Un homme et une femme, Ferdinand et Marianne, Jean-Luc et Anna, ne sont pas faits pour s’entendre, vibrer au même diapason, exister sur les mêmes longueurs d’ondes, mais pour vivre vite de folles escapades. Nous dit Godard dans Pierrot le fou. Ferdinand ne rêve que de poèmes et de Florence, de peintures et de BD, de littérature et de cinéma, Marianne ne rêve que de dollars et de Las Vegas, de chansons et de polars américains, les poésies du premier échouant vainement sur les rivages frivoles de la seconde. Et vice-versa. Le premier n’aspire qu’à l’inaction, à la contemplation, à l’évocation (”je trouve que tes jambes et ta poitrine sont émouvantes”), la seconde n’aspire qu’à l’action, fusse-t-elle violente ou pornographique (”baise-moi”).  La vie, insiste Godard, est essentiellement faite de monologues, parfois convergents, et de mensonges (Marianne/Anna), parfois sincères (”je t’aime à ma manière”). Des monologues pour une même incommunicabilité. Des mensonges détectés -traqués par une caméra infaillible : les paroles de Marianne disent souvent le contraire de ce que révèlent les regards d’Anna. Ferdinand comme Godard n’est pas dupe : “je te crois, menteuse”.  Ferdinand ne sera le Pierrot de Marianne qu’en se dynamitant. Et Marianne ne sera la Renoir de Ferdinand que nature morte. Seule l’Eternité de Rimbaud parvient à concilier la mer et le soleil : la mer (Marianne) -insondable, insaisissable, intouchable et le soleil (Ferdinand) -qui n’est pas capable de sonder, de saisir, de toucher, sans causer de dommages, sans brûler les ailes de qui s’approche trop près.
Dans Pierrot le fou, Marianne échappe à Ferdinand comme Anna Karina échappe à Godard. Ferdinand qui, pour retenir Marianne, va jusqu’à la tuer et, pour la rejoindre, va jusqu’à s’auto-détruire. Des actes aussitôt regrettés, car le spectacle a vocation à continuer. Eminemment poétique et discrètement exutoire, Pierrot le fou met en scène la fin d’un couple qui n’a vécu que pour mourir, à l’image de la lune qui, chaque aurore, est vouée à s’évanouir, pour renaître jamais tout à fait la même.

Pierrot est fou.
Je m’appelle Ferdinand, je te l’ai déjà dit. Tu m’emmerdes à la fin, nom de dieu.

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Classé dans : Séries, poésie, science-fiction — Mots-clefs :, — Rom @ .

La tristesse

L’âme triste est pareille
Au doux ciel de la nuit,
Quand l’astre qui sommeille
De la voûte vermeille
A fait tomber le bruit ;
Plus pure et plus sonore,
On y voit sur ses pas
Mille étoiles éclore,
Qu’à l’éclatante aurore
On n’y soupçonnait pas !
Des îles de lumière
Plus brillante qu’ici,
Et des mondes derrière,
Et des flots de poussière
Qui sont mondes aussi !
On entend dans l’espace
Les choeurs mystérieux
Ou du ciel qui rend grâce,
Ou de l’ange qui passe,
Ou de l’homme pieux !
Et pures étincelles
De nos âmes de feu,
Les prières mortelles
Sur leurs brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu !
Tristesse qui m’inonde,
Coule donc de mes yeux,
Coule comme cette onde
Où la terre féconde
Voit un présent des cieux !
Et n’accuse point l’heure
Qui te ramène à Dieu !
Soit qu’il naisse ou qu’il meure,
Il faut que l’homme pleure
Ou l’exil, ou l’adieu !

Lamartine.

Bandolero

Classé dans : Cinéma, western — Rom @ .

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James Stewart, en 1968, n’est plus tout jeune. Quand il pleure Dean Martin à la fin de Bandolero, son visage a beau être bouffi par le poids des années passées à manger la poussière pour le compte d’Anthony Mann ou de John Ford, ses larmes sont faites du minerai le plus précieux, du sel le plus authentique, le plus pudique. A quoi il pense James quand il joue cette scène ? Qu’il pleure dans un western pour la dernière fois ? A quoi il pense quand il s’écroule une fois les larmes versées ? Qu’il ne fera peut-être plus jamais semblant de s’écrouler dans la poussière près d’une cantina ? Qu’il n’avait pas l’habitude de mourir dans ses westerns de jeunesse et que c’est parfois beau de mourir dans un western ? Surtout à son âge.
Dean aussi est touchant dans ce western, à abandonner son assurance habituelle de crooner playboy, à afficher une fragilité moins alcoolisée que celle de Rio Bravo, à ne pas croire, jusqu’au dernier moment, à la fortune qu’il a toujours rêvé secrètement d’embrasser : l’amour sincère d’une femme.
Qu’il est touchant ce final en forme d’épitaphe. C’est beau deux frères qui finissent côte à côte, six pieds sous la terre d’un village mexicain abandonné à la poussière du temps muet. Le cadet qui, après avoir accepté d’y croiser cheyennes, sioux, apaches, iroquois et autres tribus indiennes potentiellement hostiles, venait de consentir au même rêve que l’aîné. C’est beau deux tombes voisines qui regardent dans la même direction : le lointain Montana, plus vraiment loin à vols d’âmes.

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